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Durchheim1


Karl Friedrich Alfred Heinrich Ferdinand Maria Graf Eckbrecht von Dürckheim-Montmartin fut et demeure plus que jamais l’un des plus grands guides spirituels sur le chemin initiatique. Ayant réalisé l’unité intérieure extatique grâce à la pratique et l’expérience méditative du Zen, il adapta celui-ci à l’esprit occidental permettant à une multitude de personnes de découvrir, au plus profond de leur être, la présence divine.


Né à Munich, dans la patrie des grands mystiques rhénans, Karlfried devient professeur de philosophie et de psychologie à l’Université de Leipzig et de Kiel. Influencé par Lao-Tseu et par Maître Eckhart qui réveillent en lui l’attrait de la profondeur, il s’initie à la méditation.


Lors d’un long séjour au Japon, il rencontre des maîtres Zen et pratique des exercices permettant l’expression de ce qu’il nommera “l’Etre essentiel” : identité sacrée immanente à tout être humain. Cette expérience révélatrice fera de lui le témoin vivant d’une autre réalité se situant au-delà du spatio-temporel, le témoin et prophète d’une véritable religiosité basée sur l’expérience personnelle du contact avec soi-même.


Pour Dürckheim, un tel contact devient possible notamment grâce à la méditation qui permet de laisser le vide s’installer en soi et par-là même, de se « laisser accueillir par quelque chose de Tout Autre ». Contact possible également grâce à l’enracinement dans la vie concrète. Et c’est sans doute là que se situe toute l’originalité et toute la profondeur de l’enseignement du maître : le but de l’existence étant précisément de rechercher en toute occasion l’unification entre notre Etre existentiel ou social, tributaire de l’espace, du temps et de la matière et notre Etre essentiel sans limites.


Lorsqu’il rentre en Allemagne en 1947, Dürckheim retrouve son ancienne élève et future épouse, Maria Hippius. Il fonde avec elle un centre de formation en psychologie existentielle qui deviendra une Ecole de thérapie initiatique. Chaque jour, Dürckheim consulte, guide et soigne en proposant des exercices sur le corps visant la décontraction de l’être, préliminaire indispensable à l’expression de l’Etre profond. Mais il s’applique surtout à promouvoir la vie quotidienne dans ce qu’elle a de plus salvateur. Toutes nos activités, dit-il, toutes les situations de notre vie peuvent devenir des exercices sur le chemin dès lors que nous cultivons l’art de vivre l’instant présent. Ce qui importe, dit-il, c’est de témoigner de ce que l’on est, c’est de « s’accorder en tant qu’instrument afin que résonne en nous le son de l’Etre ». Tel est donc le chemin de la maturité spirituelle : rétablir ici et maintenant le contact avec notre source divine. C’est cette communion intime du moi et du Soi qui élève la conscience et lui permet de ressentir le sens de la vie, des épreuves, de la souffrance, de la mort… C’est cette communion qui libère en nous une incommensurable énergie d’Amour qui nous fait goûter à la non dualité et au désir de l’évolution perpétuelle.


Il est vrai que le langage de Dürckheim est aussi limpide que son approche est pragmatique, mais le maître soigne aussi par le timbre même de sa voix et par son élocution divinement rythmée. Il soigne aussi par ce rayonnement propre à tous ceux qui ont retrouvé leur véritable identité.


En se donnant ainsi, jusqu’à l’âge de 90 ans, Karlfried Dürckheim a su redonner un sens au mot “spiritualité”, un terme tellement galvaudé par cet homme occidental aujourd’hui même invité à recréer autour de lui l’unité extérieure… celle qui dépend avant tout de son unité intérieure.


From Pascale Robin sur www.fraternet.com


Egalement : http://fr.wikipedia.org/wiki/Karlfried_Graf_Dürckheim





 

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