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Dans notre série sur Sengai, Maître Zen, du 18ème siècke au Japon (voir l’article) voici un nouveau dessin, accompagné d’un commentaire de Daisetz T. Suzuki.



Bouddha possédé


Bouddha possédé copie


Toute la nuit

j’ai été importuné de pensées de nirvana et de samsara

Quel rêve épuisant!

Apparemment, j’étais devenu le captif de Bouddha.



Dans le Zen, nous parlons d’une sur-possession par le bien ou la sainteté. Toute espèce d’obsession est considérée comme non-désirable. Jôshû (Tchao­tcheou, 778-897) dit: « Je n’aime pas entendre le mot « Bouddha ». « Parfois, il met en garde ses disciples: « Ne restez pas où est Bouddha, allez vite là où il n’est pas. » Ce qui signifie que si vous êtes trop obsédé par la notion de Bouddha ou du nirvana ou du samsara (naissance ou mort) ou par celui d’illumination, vous en êtes hypnotisés et vous ne pourrez jamais en atteindre la compréhension vraie. Le chemin pour approcher de la bouddhéité ou de l’illumination, c’est de concrétiser  dans votre propre expérience la logique « A est A parce que A n’est pas A ». Cela c’est comprendre l’incompréhensible.

 

Dans son poème, Sengai décrit quel accès de cauchemar il a subi parcequ’il était tellement obsédé par l’idée de la bouddhéité et des autres choses qui lui étaient liées. Maintenant, il se sentait soulagé et libéré de tels non-sens concep­tuels et il s’est représenté lui-même sous les traits d’Hotei s’éveillant d’un rêve long et pénible.

 

 


 

 

 



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