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Dresser le buffle (tableau 1)


(cette introduction est J.Y. Leloup)


Le mot ushi en japonais désigne les bovins en général. Cela peut être une vache, un taureau, un boeuf ou un buffle. Le mot lui-même n’est ni masculin ni féminin. On sait que la vache est un animal sacré en Inde et que le taureau, dans les anciens cultes, est symbole d’énergie.


Très tôt chez les Chinois et les Japonais on s’est plu à représenter les étapes de la vie spirituelle, ou les étapes sur le chemin de l’éveil, comme le processus de domestication d’un buffle sauvage, qui symbolise alors non seulement l’énergie mais la vraie nature de l’homme, le Soi, l’Être profond, cette Réalité « déjà là mais pas encore réalisée en plénitude ». Ces tableaux décrivent aussi les divers états de conscience par lesquels passe le méditant. La méditation est en effet pour Kakouan l’art difficile et passionnant de maîtriser, ou mieux encore, d’apprivoiser le buffle. Aussi, chacun de ces tableaux n’est vraiment compréhensible qu’à celui qui a fait l’expérience de l’état de conscience qu’il décrit.


Ce grand classique de la littérature spirituelle – proposé ici dans la version qu’en donne Kakouan, grand maître Rinzaï (école du boudhisme Zen qui,  entre autre,  utilise le koan et dont les représentant les plus connus sont Hakuin et Gigen) sous la dynastie des Song (1100 -1200) ne livre pas facilement son secret



zen sabre iaido

 

Esseulé en ces lieux sauvages, perdu, le bouvier est en quête. Il cherche.

Les eaux débordent, les montagnes sont loin, le sentier semble ne pas finir.

Désespéré, las, où aller ? Il se fait tard.

Que chantent les cigales ? Que taisent les érables ?

 

 


 

 



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